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Fidji (îles) - Plusieurs iles


de Toujours moi, 04-04-2001

2 semaines aux îles Fidji


Wednesday 4 / 4 FIJI

2 îles principales: Viti levu et Viti levuna.
Arrivé à Nandi à 2h du matin. (seconde ville des îles Fidji après Suva, la capitale - Viti Levu).
Je suis un peu inquiet de ce que je vais trouver, et il faut à nouveau être méfiant sur tout le monde. Pourtant, un groupe, en "tenue des îles", joue de la musique et chante pour accueillir les voyageurs dans l'aéroport, c'est charmant. Mais je suis fatigué et je rêve de m'étendre dans un lit.
Je retire qq 500 dollars fidjiens.(3.8 frs = 1FDJ$)
Je prends un taxi pour aller à The White House (for backpackers). Adresse que j'ai notée dans mon guide durant le vol.
Le véhicule, de marque japonaise, est tout pourri, rouillé et déglingué. Les compteurs ne fonctionnent plus et je doute de ma portière. Je m'attache.
Je ne suis pas rassuré. Le Lonely Planet prétend qu'il vaut mieux ne pas circuler trop tard entre l'aéroport et Nandi city.
L'air chaud et humide de la nuit apporte une atmosphère particulière. Nous traversons la campagne, les cocotiers bordent les routes. C'est visiblement plus pauvre que la Thaïlande.
Je demande à mon chauffeur comment s'est passée sa journée, histoire d'engager la conversation. Sa mauvaise humeur jaillit et il me réponds: "Very bad, you're my first client". Je n'insisterai donc pas et resterai silencieux…

Un gros lourdaud grognon d'un certain age me reçoit en pyjama. Je m'excuse de mon arrivée tardive (3am). Je me couche dans le noir dans ce dortoir de 5 lits (9 m²) pour env. 40 frs la nuit.
J'ai du mal à dormir, mon cerveau se pose beaucoup de questions et je pense à Amy.

Free breakfast dans une cuisine très simple. L'odeur qui règne est bizarre.
Les propriétaires partagent les lieux. Ils parlent un bon anglais, avec un accent... africain ?

Après hésitation, je fais un tour dans Nandi à pied, la chaleur couplée à l'humidité m'accable au plus haut point.
Le trajet d'une 10zaines de minutes me parait interminable. Les gens me regardent et crient "Bula !", alors moi aussi je crie "Bula !".
Je traverse le village Lomotolomoto où de nombreuses "Bure" (roulez le r, huttes Fidjiennes) abritent les habitants, pauvres. La végétation, très verte, est luxuriante. Les cocotiers sont omniprésents.

Il n'y a pas l'ombre d'un routard, ça fait bizarre, pas un visage occidental.
Je me renseigne pour le cinéma mais tout est en dialecte fidjien, tant pis.
Un mec louche me colle et me suis même dans les magasins. Je peine à m'en débarrasser.
Je trouve un point internet dans la rue principale
("ah des blancs !" - Remarque: dans les îles, blancs ≠ visage pale… à part moi !), le débit est hyper lent, tout le monde se regarde en soupirant.
Je mange dans une pizzeria une pizza médiocre et écœurante, de toute façon la chaleur me coupe l'appétit.

Au White House, je sympathise avec Will, un canadien anglophone qui vient d'arriver lui aussi.
Je lui propose de me suivre pour aller voir la plage de Nandi.
Nous tentons de prendre un taxi, mais aucun ne s'arrête.

Nous discutons en marchant plusieurs km le long de la route.
Sur une route déserte, que nous estimons mener à la plage, nous croisons un van en sens inverse rempli de Fidjiens. Will les interpelle d'un geste du bras. Il veut leur demander la direction de la plage car nous ne sommes pas sûrs.
Le van s'arrête et l'un d'eux descend. D'une amitié exagérée il salue le canadien.
C'est louche pensais-je ! Trop amical pour être honnête…
La Thaïlande m'a appris à reconnaître la fausse gentillesse, même parfois cachée. Je marche vers eux tandis que mon compagnon grimpe dans le véhicule… "Oulala ça craint !"
Je les rejoins, et, montrant mon hésitation et ne pouvant expliquer au Canadien la mauvaise tournure de la scène, je monte quand même. Et qui vois-je assis au fond ? le mec louche du matin même qui me suivait dans la ville...! "Hola ! ça craint carrément là !"
L'insistance de leur propos sur leur volonté de nous aider, fait grandir ma méfiance et l'atmosphère m'apparaît de plus en plus malsaine.
A un carrefour, ils ne savent pas trop où aller. C'en est trop quand ils essayent de nous faire payer 10Fjd$ la course. Ils retentent en nous proposant d'aller boire une bière avec eux.
Je demande autoritairement à descendre, prétextant, dans le cafouillage, préférer la marche.
Ils insistent. Moi aussi. J'ai le cœur qui bat, j'angoisse un peu…
Je deviens certainement plus convainquant puisqu'au bout d'un moment, la porte s'ouvre.
Je sors promptement: OUF ! quel soulagement une fois dehors. Will comprend alors et me suit rapidement.
Nous reprenons notre route, puisqu'ils nous emmenaient à l'opposé de la plage...

Je lui explique les comportements malsains que l'on rencontre régulièrement dans ce genre de pays, et les indices qui les trahissent. (bien que ça aurait pu tout aussi bien arriver en France)
Une pluie forte se met à tomber.
Nous nous réfugions sous le proche d'une maisonnette et regardons la pluie.
Une fenêtre s'ouvre et, d'une petite voix, une femme nous propose d'entrer boire un thé.
Je refuse poliment. On nous apporte des chaises.
Lentement, un homme mince et timide sort et s'assoie sous le porche à nos côtés. Il reste silencieux.
Puis nous discutons timidement. Will ne décroche un mot, trop émotionné de la scène du van.
Il ne semble ne plus savoir quand il faut discuter et quand abréger la conversation !
La forte pluie tropicale se transforme en crachin. Je remercie la famille de leur gentillesse et nous poursuivons notre route.
Je fais remarquer à Will la différence de comportement entre des gens malhonnêtes et des gens normalement sympathiques, comme ceux-ci.

La pluie s'abat de nouveau sur nous. J'ai du mal à ouvrir les yeux, en qq secondes nous sommes trempés. Pourtant, nous courons nous réfugier chez des habitants qui nous font signe de les rejoindre.
Trois molosses nous tendent des chaises sous l'avancée de leur maison. Nous serrons d'énormes paluches. Là, je sens que nous avons affaire à des mi-malhonnêtes (le genre intermédiaire) le genre de personnes qui ne sont pas spécialement méchants mais à ne pas fréquenter quand même.
Un thé nous est gentiment offert. De jolies carapaces de tortues vernies sont pendues au mur. Ils nous expliquent qu'il est devenu interdit de les pêcher. Au bout d'un moment l'un d'eux nous propose de "fumer" avec eux. "Qu'est ce que j'disais !?" Il est temps de partir...

Nous atteignons enfin la plage, une plage de sable foncé, mais sympa.
Nous marchons longtemps sur le sable humide, durci. La couleur de l'eau, marron, n'invite même pas à y tremper les pieds. Je suis un peu déçu du mythe des îles Fidji... même si le guide mentionnait la qualité piètrement paradisiaque de cette plage.

Nous buvons a couple of beers (Fiji beeter) dans un resort au bord de plage, mangeons sur place (c'est cher!). Le serveur nous fix up a cap. Donc retour en taxi car ça craint un peu la nuit.
La route est défoncée, déserte… malsaine. Une douche et au lit, je suis crevé.

5 / 4

Une petite piscine carrée est disponible pour les clients. Oui mais l'eau est verte et bien verte, on jurerait une marre !
Un écriteau mentionne "To use the swimming pool, first: take a shower..."
Je ris, moi je prendrais plutôt une douche APRES !

J'essaye de faire un choix. Sur quelle île vais-je aller ? Ok for Mana Island, sounds great !
Small boat ou ferry ?
Des guestbooks trônent sur la table du living. Je note les remarques sur les modes de transport et les hébergements des îles aux alentours. J'avais lu qu'il n'était pas rare que des bateaux coulaient pour surcharge... et le nombre de gilets de sauvetage était insuffisant.

Finalement j'opte pour le ferry. Je réserve l'aller-retour et 3 nuits.

La réservation à l'avance aux îles Fidji: il s'agit d'un système auquel il m'a fallu qq temps à comprendre. Tu payes une somme qui correspond à une partie de l'aller, une partie du retour et une partie de chaque nuitée. Sur place tu complètes le reste du prix.
Sachant que l'argent que tu donnes va à 100% à la personne ou l'établissement.
On ne fonctionne pas sur le principe de la commission !!
Ainsi, si tu changes d'avis et reste moins longtemps que prévu, tu dois te faire rembourser là où tu as payé.
Donc si je décide de ne pas revenir en ferry, je dois aller me faire rembourser à l'embarcadère du ferry ET au White House (où je ne veux plus mettre les pieds), c'est simple non ?...

Je me retrouve à attendre un bus au pied d'une cabine téléphonique toute proche du White House. Attente en plein soleil, je crois être victime d'une insolation tellement ça cogne… j'ai du mal à ouvrir les yeux, je suinte à grosses gouttes.
Un gamin poussant une brouette vient me parler, je ne suis guère en état de répondre.
Je me cache à l'ombre de la cabine, scrutant les bus. "Un grand bus blanc qu'i'disait!". Fijian time... Fijian time...

Fijian time: il s'agit d'une sorte de dicton, principe de vie et surtout excuse de non-ponctualité.
En effet, il faut savoir que tous les horaires sont sous-entendu "Fijian time", les plus sérieux apposeront une mention... Ca fait partie intégrante de la vie ici.
Donc la ponctualité n'existe pas et rien n'empêche à un bus, par exemple, de passer avec une demie heure de retard. Cela reflète bien l'énergie des gens des îles...!

En l'occurrence ce sera avec ¾ heure de retard que le bus en question s'arrête, c'est une véritable délivrance de mon attente dans ces conditions.
Je sympathise avec une hollandaise et une minette de Hawai.

Avachis sur les chaises du pont du ferry, nous naviguons sur une mer calme, lunettes de soleil (que j'ai achetées à Sydney pour une poignée de dollars) et bob.

Traversées des îlots de sable et îles paradisiaques, l'eau a des couleurs incroyables.
Le bateau dessert plusieurs îles dont Beachcomber, l'île branchée. C'est juste un minuscule îlot bombé, émergé, habillé de cocotiers et entouré d'eaux de rêve...

Nous arrivons proche de Mana, l'eau est superbe, claire, limpide, bleue-verte, turquoise, et même bleu-lagon au loin... le corail décore les fonds.
J'ai dû mal à croire ce que je vois, nous respirons à pleins poumons, les yeux écarquillés, le cœur battant. L'excitation nous gagne.

Le ponton qui sert d'embarcadère se remplit de fidjiens chantant et dansant pour accueillir la vingtaine de backpackers que nous sommes. Nous récupérons nos sacs.
Les planches du long ponton sont brûlantes.
Nous marchons dans le sable blanc. Une femme nous aide, Lizet (la hollandaise) et moi, à rejoindre le resort.

Nous mangeons de suite, mon ventre ne tient plus le jeun.
Nous choisissons nos lits dans un dortoir de 28 lits.
Je vais piquer une tête dans l'eau limpide avec Lizet, rêvant de nous rafraîchir.
Se demandant qui est le plus gd de nous deux, je me rapproche d'elle pour vérifier… on devait être trop près... On passe un moment formidable à s'embrasser dans l'eau.
Peut-être qu'il ne me manquait plus qu'un peu d'amour pour rendre l'endroit parfait...

On passe l'pm ensemble. On joue aux cartes le soir avec l'hawaïenne. Il pleut.
Les repas sont des buffets chauds copieux. C'est d'ailleurs très bon !
Pour 100 frs par jour, logement et pension complète, y'a rien à dire !
On rejoint le dortoir dont 3 lits seulement sont occupés.
Nous prenons une douche avant d'aller à la Kava ceremony.

The Kava ceremony: cérémonie typique et ancestrale. Attention, ce n'est pas du folklore !
Tout individu peut se retrouver expulsé si son comportement laisse à désirer.
Les hôtes et invités sont assis en rond.
Trois fidjiens sont les maîtres de cérémonie. L'un d'eux prend la parole pour expliquer aux nouveaux arrivants le principe. Un speech religieux en fidjien est entendu pendant la préparation du kava. Puis le MC tend un bol de noix de coco, remplie du fameux breuvage, au premier invité qui claque ses mains à la perpendiculaire, crie "Bula !", boit d'un trait et reclaque trois fois comme tous les autres qui le regardent sourire… un peu grimaçant. "Au suivant !"
C'est mon tour : Clap ! Bula ! Glou glou glou… mes yeux traduisent "???" - Clap ! clap ! clap !
Bon, je m'attendais à pire !
Si tu veux reboire une coupelle, tu cries "Taki !".
Et là, tu es autorisé à demander "low tide" ou "high tide" (marée basse ou marée haute) suivant la quantité que tu te sens capable d'avaler...

Kava: boisson des îles du Pacifique à base de racines de plante de poivre.
Il est toujours fabriqué dans une grande soupière en bois.
Le goût n'est pas terrible mais pas désagréable non-plus, on dirait de l'eau malpropre.
Ses vertus seraient nombreuses. En tous cas, ce qui est reconnu par tout le monde (et moi-même) c'est que ça endort un peu la langue.
Il ne faut pas en boire des litres car ça rend "HS" et je n'essayerai pas de savoir ce qu'ils entendent par HS...

En l'occurrence, la cérémonie est suivie d'un mariage de 2 occidentaux.
S'ensuivent des danses en tous genres, danses à deux, saga-africa etc..
Puis chacun passe au milieu pour faire ce qu'il veut comme connerie…
Comme s'il ne faisait pas assez chaud !

Lizet et moi rejoignons le dormitory.
Je prépare au pied de mon lit, comme d'habitude, ma bouteille d'eau, ma montre, mes boules Quies, l'anti-moustiques, la flashlight et ma banane contenant mes papiers.
Et comme il n'y pas personne d'autre, nous partageons le même lit… et même "ignorerons" un mec qui rentre peu après.
Je m'endors avec elle avant de retourner dans mon lit, 80 cm pour 2, y'a mieux !

6 / 4

Breakfast à 8h. Les repas sont à heures fixes.
En fait, le resort est au cœur d'un village.

Il n'y a ni route, ni véhicule, ni laundry, ni aucun magasin.
L'eau est collectée de la pluie dans de grands contenaires équipés d'un robinet.

Nous faisons une lessive à la main avec Lizet, elle lave, je rince, nous étendons.
On dirait un vrai couple, alors que nous nous connaissons que depuis 24 heures.

Matinée sur la plage, baignade. Lunch.
Nous partons pour une marche autour de l'île. Crème solaire et eau de rigueur.
Nous traversons la piste de l'aéroport (herbe et cailloux). L'eau est belle.
Nous approchons un village à l'autre bout de l'île.

Retour sur la plage principale.
Baignade nus dans l'eau claire et chaude.
Après midi tranquille sans rien faire.

Le soir, nous discutons allongés dans le plumard. Elle est adorable et craquante, dommage que ce ne soit qu'un amour de vacances... (faut-il freiner ses sentiments si on ne veut pas souffrir plus tard ?)

7 / 4

Baignade before breakfast, quand on sort du lit l'eau paraît froide !
Matinée plage / baignade, glande pure, je ne sais même pas quel jour nous sommes.

Même à low tide, un passage permet de rejoindre la profondeur et les poissons colorés.
Les chiens sont infernaux: 3 adultes et 2 bébés nous collent à vouloir s'allonger sur nos serviettes. Ils grattent le sable pour chercher la fraîcheur... à côté de nous, évidemment!
Je passe des heures à contempler l'eau et observer les cocotiers au-dessus de nous.

Pm idem am, just relax, having easy things.
L'effort principal consiste à aller s'allonger dans qq 20 cm d'eau histoire de ne pas surchauffer, tels des crocodiles, et revenir s'allonger sur le sable. Ah j'oubliais, il faut également déplacer sa serviette pour suivre l'ombre du cocotier.
Je limite mes apparitions au soleil, les temps de baignade suffisent amplement à gagner en couleur !
Notre complicité grandit, on rigole bien, on ne se quitte pas, c'est cool.

Je regarde un vieux jouer de la guitare sur un banc avec un seul spectateur assis en face, absorbé par la musique: un toutou. Scène attendrissante.

8 / 4

Breakfast, plage, baignade, elle est vraiment mignonne dans l'eau.
Nous backpackons et quittons l'ile vers 13h30.
C'est super beau à marée basse !
Je serais bien rester 1 jour ou 2 de plus mais je crois que je vais mal supporter son absence en ce lieu. Retour terrible au White House à Nadi dans cet hôtel minuscule faiblement éclairé.
C'est un coup à déprimer !

Couché tôt après internet et repas au resto chinois d'à coté.
J'ai passé 4 jours vraiment FORMIDABLES à Mana avec Lizet, je suis triste de devoir la quitter.

9 / 4

Je rejoins Lizet à son hôtel (une marche interminable !). On va à la plage de Nandi. Maintenant que je sais y aller !
On s'assoit et discutons sur la plage déserte.
Un vieux arrive et nous propose de goûter des coconuts.
Il nous apprend que c'est son activité pour gagner sa croûte, c'est pas facile à son grand âge.
Equipé d'un gigantesque couteau, il nous rapporte deux fruits et nous les tranche.
Elle lui tend un billet.

Il nous assure que le coin est tranquille et que nous pouvons faire "everything", le sourire coquin et l'oeil pétillant...

Sur ses conseils et surtout avec l'esprit coquin, nous faisons donc everything...
Jusqu'à ce que 2 personnes arrivent sur la plage... nous restons imperturbables l'un sur l'autre.
Quand; je vois des chaussures sous mon nez à 50 cm de nous. Et nous réalisons que ce sont des vigils maîtres-chiens !!

"You can't do that here !"
"A guy told us we can do EVERYTHING !?"...
Il ordonne de nous arrêter et attend, là. C'est hyper gênant, "Come on !!"
En riant, nous allons manger au resort sur la plage. "Ca nous fera au moins des souvenirs !"

On rentre à son joli Hotel (Capricorn international). Je pique une tête dans la piscine, le cadre est sympa. Nous commandons une boisson.

Nous mangeons sur place (le plat de tagliatelles m'arrache la gu…!) le plus tard je retournerai au White House, le mieux ce sera !
Donc je rentre en taxi (retour à l'hotel lugubre) après un au-revoir plein de tristesse.
Elle rentre pour la Hollande le lendemain.
Plus on tarde à se dire au-revoir et plus c'est dur, alors bon… n'en gardons qu'un bon souvenir.

J'essaye de ne pas déprimer dans le dortoir, seul, j'ai la sensation d'étouffer !
Je prévois d'aller à l'île de Waya dès le lendemain.

Tuesday 10th of april

Je quitte le White House chargé de mon sac, à la pêche au transport en commun qui relie Nandi à Lautoka. Un vieux bus bruyant sans vitres s'arrête. On me remet un ticket à 2 ou 3 frs pour couvrir une trentaine de kms.
Je suis l'intrus blanc au milieu des sièges étroits et inconfortables.
L'itinéraire longe l'océan et parfois pénètre les terres, les montagnes en toile de fond.
Le véhicule est lent et s'arrête souvent. Je médite sur mon voyage sous la caresse du vent chaud et humide.

Le terminus est la gare routière de Lautoka.
Je dispose d'une adresse et d'un croquis qui ne m'inspire pas. Je m'y rends donc en taxi.
Un bâtiment de 2 étages porte l'écriteau que je recherche mais c'est désert.
Finalement une femme m'ouvre le petit bureau au premier.
Après ¾ d'heure d'attente (Fijian time), je me retrouve dans un petit bateau (au lieu d'un demi-gros) avec un couple de suédois.
Nous donnons quelques bons billets à un fidjien qui reste sur le quai. L'affaire est lucrative !!…
Là encore la réalité diffère des informations initialement délivrées puisque le temps de traversée atteint 2 heures eu lieu de une, c'est sacrément long ! on a l'impression de faire du sur-place.

Après le contournement de Waya island, le bateau stoppe dans les vagues à qq dizaines de mètres de la plage. Le bateau reste 20 minutes à tanguer dans les vagues, chaque seconde étant une véritable lutte au vomissement ! Challenge psychologique contre le balancement lancinant de la coque.
Un groupe de locaux, le staff du Resort, prend son temps à faire glisser leur bateau depuis le haut de la plage jusqu'aux rochers émergés par la marée basse.
Ils viennent caler leur bateau au nôtre.
Nous enjambons les embarcations, ainsi que nos sacs avant de débarquer, enfin !
Mon supplice prend fin quand je pose le pied sur le plancher des cocotiers.
Nous sommes accueillis les bras ouverts.
Nous nous voyons décorés d'une jolie fleur rouge à l'oreille, à gauche pour les non-mariés.
Le camp, face à la jolie plage en arc de cercle, est plein de charme.

La présence de l'homme ici n'est pas frappante.
Une quinzaine d'authentiques "bures" (huttes à base de feuilles de cocotiers séchées) trônent entre les cocotiers. Le parterre est propre et bien entretenu.
Un réfectoire en bois très sommaire, fut édifié sur la plage à même le sable, remplaçant l'ancien qui a brulé. Quelques hamacs et un filet de volley sans prétention symbolisent parfaitement les activités.

Je partage une véritable "bure": génial ! (avec une anglaise et un américain)
L'intérieur est simple: quatre lits et leurs moustiquaires, une petite table et sa lampe à pétrole.
Un détachement donne sur une salle de bain réduite au minimum: un lavabo, une douche, un WC, le tout sur un sol grossièrement bétonné, sans éclairage. PARFAIT !!
A côté de la porte, un bac bétonné rempli d'eau permet de se laver les pieds (ou les tongues) avant d'entrer.
La simplicité rend le lieu authentique et apporte une pointe d'aventure !
Seule déception: les vagues, trop fortes pour se baigner.

Je suis rapidement embringué dans une partie de volley et intègre, dans une ambiance bon-enfant, l'équipe "Rest of the world team" contre la "Fijian team" composée du staff du resort.
Tout le monde est adorable, je sympathise avec un couple d'australiens de Melbourne et un autre dont c'est la lune de miel.

On a fait un scrabble avec l'anglaise et l'américain en anglais.
Je me rends compte que j'ai paumé ma crème solaire dans le boat. => "fait chier !!"
Beach Volley-Ball TJL à 17h, c'est LE moment attendu par tout le monde. Fiji Team / Rest of the world team dans laquelle un roulement se fait.

Il n'y a que des couples.
Le resort n'ont pas gd ch… plus de crème solaire, plus de peanuts, etc
4FDJ$ la waterbottle !

KAVA CEREMONY: les trois arrivants que nous sommes s'asseyons sur la bâche en plastique bleu sur la plage à côté du "réfectoire" où tout le monde est déjà assis, les pieds dans le sable. (nous vivons pieds-nus)
Il y a 4 fidjiens devant le big bowl en bois.
Clap ! Bula ! (the coconut down it!) clap, clap clap !
on discute… TAKI ! (fait la norvégienne) Clap ! Bula ! (the coconut down it!) clap, clap clap!
on discute… TAKI ! Clap ! Bula ! (the coconut down it!) clap, clap clap!
on discute… TAKI ! Clap ! Bula ! (the coconut down it!) clap, clap clap!
on discute… TAKI ! Clap ! Bula ! (the coconut down it!) clap, clap clap!
on discute… TAKI ! Clap ! Bula ! (the coconut down it!) clap, clap clap!
Aller, un dernier avant de manger, TAKI !…

Attablés, nous discutons tous ensembles, telle une réunion de famille.
Qu'est ce qu'on est bien ici !!

11 / 4 we

Day trip à 9h (Fiji time… 9h40)
Nous contournons l'île.
Le premier stop nous permet de visiter une école. Non, "L"'école ! la seule des l'îles aux alentours". QQ villageois nous accueillent, chaleureusement.

Des maisons simples, à toits plats, délimitent la frontière entre le village et la montagne.
Au centre, une grande étendue de gazon et quelques plantations autour.
Nous jetons un œil dans les classes. Tout est en bois.
Les tables sont basses, les enfants s'assoient parterre. Ils portent un habit pour les filles, un autre pour les garçons.

Ils crient d'excitation devant la caméra numérique d'un couple d'hollandais dont la fille s'appelle… "Nichon". Pour une fois, je me rappelle d'un prénom !

Les gamins se tapent une longue marche matin et soir pour s'y rendre en longeant l'île.

Nous naviguons jusqu'à une petite plage en arc de cercle, à l'extrémité sud de Waya et donnant sur le passage avec une autre île. Je taxe de la crème solaire sans quoi je vais me la jouer écrevisse…
Les vagues s'entrechoquent à cet endroit qui n'excède pas une cinquantaine de mètres.
L'eau est limpide et un joli turquoise se dessine tout autour.
Je suis monté dans le bateau sans demander l'équipement de snorkelling, alors j'en emprunte un.
J'observe de très jolis coraux colorés mais pas assez…
Je tombe nez à nez avec un sea cumcumber, un long et gros ver (5 cm de diamètre sur un bon mètre) tout mou, quasi immobile au fond de l'eau.

L'eau y est limpide et un détachement en V de sable blanc-brillant invite le baigneur à traverser. En marchant d'un pas peu rassuré, je gagne l'île en face, je me méfie du courant, conservant en tête la mésaventure de la lame de fond à Phuket l'année précédente…

Je savoure la beauté du lieu.
Sur le retour, mes jambes se dérobent sous l'effet du courant; je panique. J'ai dû me tromper,
je n'ai pas dû emprunter le passage le moins profond, je lutte alors sauvagement pour arriver à reposer mes pieds sur la bande de sable qui brille.
J'atteins péniblement Waya, le cœur battant, les jambes épuisées.

Nous mangeons (repas offert) deux misérables sandwiches, (je suis dégoûté !) sous le toit d'une cuisine-cabane construite lentement par un couple de Fidjiens désireux de monter leur propre resort. En tous les cas le cadre sera magnifique.
Très peu d'eau fut apportée, j'ai peur de refaire une déshydratation.
Je m'allonge dans une eau chaude et peu profonde et savoure ce moment…

Nous longeons l'autre côté de l'île pour en faire complètement le tour.
J'ai limite le mal de mer.

Une française d'origine coréenne arrive dans la bure, une naze.

Les repas du soir sont copieux et super bons, mais à midi on doit payer son lunch et c'est pas terrible, marre de la salade au thon et de la pizza molle !

Je fais ma B.A. du jour puisque je discute avec la française, pour la soutenir moralement car elle vient de subir une rupture. "Elle est prise de tête quand même hein !"

12 / 4 th

Glande PURE… hamac / swim / tchatche / contemplation de l'eau turquoise / read Sherlock Holmes.
Ambiance conviviale. So peaceful !
Les vagues deviennent moins fortes et on peut facilement se baigner maintenant.
Les matchs de beach volley sont un moment privilégié: un peu sport dans une ambiance joyeuse et amicale, l'effort me force à boire beaucoup d'eau.

Soirée tranquille sous les cocotiers sur une chaise longue dans le sable avec une bière et ma lampe à pétrole. Méditation, bien-être, bonheur, tout simplement…
13 / 4

Pâques.
Je me rends à l'église (eh!) avec le couple Australien en lune de miel, dans le village de l'autre côté de l'île à pied sous la chaleur – 15 min qui en paraissent le double.
Village tranquille, typique, pauvre.

Tout le monde prend une douche (quasi habillé) avant l'église. Je demande au guide (un membre du staff qui habite là) s'il préfère une bure ou sa maison en moellons, réponse: la sienne car il faut reconstruire les bures tous les x années. Je suis outré !
Les bures sont alignées face à la mer, puis une grande étendue de gazon offre un large espace de jeu pour les enfants, et une autre rangée de maisonnettes de l'autre coté.
On nous montre une maison qui se démarque, plus "classe", enfin selon les villageois…
Il s'agirait d'une maison commune pour diverses occasions.
On nous présente le "maire" ou chef du village, un grand bonhomme corpulent bien habillé.
Il nous demande de suivre un enfant qui nous indiquera où nous asseoir.
Nous nous retrouvons au fond de l'église, derrière le "prêtre" car nous sommes étrangers.
On se fait ch.. (1 messe quoi!), mais vraiment ch.. car on ne comprend rien => fijian dialect.
Les "prêtres" ayant pris la parole ainsi qu'un vieux, viennent nous remercier chaleureusement d'avoir assisté à la cérémonie. Nous discutons un peu. Ils sont enchantés de recevoir des étrangers sur leur île.
Nous les remercions gentiment de nous avoir accueillis, moi avec une certaine dose de politesse renforcée…
Une chorale a chanté, et rechantera au Resort ce soir non sans une certaine fierté de faire une démonstration aux qq touristes égarés sur cette île perdue.
Nous quittons le village, les habitants s'offrent un repas cérémonieux sur une grande bâche bleue proprette, étendue sur l'herbe , de jolies assiettes blanches invitent au met. "J'aurai bien participé au repas aussi…!"

Sur le chemin nous escaladons qq rochers pour admirer la vue qui donne sur les montagnes et les bords de plages depuis la hauteur.
Au resort, avec l'australien surfeur je fais du canoë en tôle ondulée habillé de pièces de bois autour, assez casse-gueule mais bien sympa, passage des tranches d'eaux turquoises.
Lui, tente de surfer avec son canoé en captant de fortes vagues à quelques mètres du bord où il se vautre…

Après le lunch je me berce dans un large hamac en cordage et contemple l'océan.
Je comptais partir l'pm… mais l'eau turquoise, cyan, calme, m'incite à changer d'avis; je suis trop bien là ! - Le bateau jaune arrive. La responsable du resort s'approche.
Avachi dans mon hamac je lui demande si je peux rester un jour de plus. "Pas de problème !"

Le soir, avant de manger je me recoltine une dose de chorale… les autres sont émerveillés.

Une forte pluie s'abat sur le camp qui se retrouve rapidement gorgé d'eau.
J'apprendrais le lendemain que le bateau jaune est tombé en panne sous la forte pluie en attendant qu'on vienne le réparer. Y'a pas du feeling là ?!

14 / 4

Glande pure jusque dans l'pm… avant de prendre le bateau jaune.
Un frenchy sympathique (dont la copine est anglaise) court jusqu'à nous depuis la plage et s'affale dans l'eau le bras en l'air en criant "No No ! Don't leave !! Come back !!" - Quel rigolo ce Marseillais !
Destination Lautoka, puis Nandi avec un seul moteur puisque l'un tombe en panne.
Je discute avec l'un des Fidjiens du bateau sur le pont.
Nous rejoignons "Travellers beach" en taxi avec une américaine et la naze de française.
Je mange et discute avec elle le soir. Elle affirme être jolie et croit que je la drague, je la remets vite en place et lui répond sans tact qu'elle me m'attire pas du tout ! Non mais !!
Il y a un anglais dans la chambre, il s'empêtre dans sa moustiquaire, le pauvre !… moi toujours avec mon super appliance…

15 / 4

Breakfast trop tranquille dehors à côté de la piscine avec de la bonne musique.
On passe parfois des moments forts, en savourant tout simplement l'environnement paisible qui nous entoure.
Une coconut s'éclate sur le sol. Un fidjien la ramasse et m'explique que c'est Satan qui l'a faite tombée. Je commence à me "fendre la gueule" ne sachant pas s'il déconne ou pas.
Mais il insiste nerveusement ! Mais non pour lui c'est pas des conneries !
"Yes, yes, ok, ok that is because of Satan."
J'ai appris à l'armée qu'il ne faut pas contredire les fous !…

Je pars pour l'île Robinson Crusoé, pas très gde.
Un van nous emmène hors de Nandi, peut-être une ½ heure de route avant d’emprunter une piste cabossée. Je cherche la mer des yeux mais ne vois que la végétation dense.
Nous devrions voir la mer, le but est bien d'aller sur une île??
Plusieurs km à vitesse réduite nous mènent à une maison fidjienne.
Nous sommes priés d'entrer, après déchaussement. L'intérieur est original mais je suis dans l'incapacité de dresser une description de l'habitat. Les meubles sont rares.
Une gentille femme nous offre une boisson, assis sur le sol, auprès de 3 ou 4 jeunes voyageurs déjà présents avec qui nous reprennons la route dans le van.

Nous arrivons à un bras de rivière et attendons un bateau à l'abri du soleil.
Un petit japonais nous crible de questions. "d'où vient-on ? Quels pays visitons-nous ?…"
Il ne comprend rien car il y a un couple: une norvégienne et un suédois ensemble, ainsi que moi… français à leurs côtés. Quelle confusion ! il croit que nous voyageons ensemble et ne comprend pas nos parcours différents. Je le laisse choir dans sa confusion.
Il m'énerve. Il ressemble à un Columbo japonais.

Nous naviguons lentement sur la rivière qui finalement débouche sur l'océan. Une petite île est alors visible. La couleur de l'eau devient timidement plus bleue.
Lorsque le bateau approche, je m'étonne qu'aucun comité ne nous accueille, "je m'étais habitué !".
Mais soudain 2 bons hommes vêtus de shorts à fleurs et les mollets habillés de ces lamelles tressées flottantes au vent typiques des îles, accourent, un banjo à la main.
Dès leur apparition derrière les herbes hautes, ils chantent à tue-tête le sourire en banane, amusés de leur propre retard, et visiblement du ridicule d'être seulement 2 saltimbanques à composer la chorale de bienvenue.
C'est trop drôle !

Ils nous guident jusqu'à un minuscule village paradisiaque.
Superbe petit "village-resort-club med".
It's lunch time. Les occupants semblent célébrer qq ch autour d'un cercle de noix de coco.
Des danses fidjiennes viennent animer le repas sous un porche (de feuilles tressées) en U.
Je pars pour la "jungle walk" après manger: dans la petite forêt voisine, une balade pendant laquelle un guide nous explique les bienfaits de la végétation et son utilisation dans leur médecine. Bon, moi je me fais bouffer par les moustiques !

La plage n'est pas très belle à cause de ce que draine la marée, mais elle peut s'enorgueillir de cocotiers penchés qui portent le symbole des îles pleines de charme.
L'eau n'est pas extra, alors je vais faire un tour de l'autre côté de l'île, mais il y a un fort courant. Beach volley-ball. (quand on aime…) Bon délire avec un yankee.
Il y a de fortes vagues à l'horizon autour de l'île à cause d'un cyclone qq 6 semaines auparavant.
Kava ceremony entouré de torches enflammées dans l'air du soir obscur. Sympa.
Je sympathise avec un couple de L.A. (en jouant au volley) trop cools !
Apprentissage d'une danse fidjienne et tout le monde chante ! => "Tolo tololo et manou manou et ah !"
Ca fait pas club-med ça ??

On délire avec l'américain ! (sur les saltimbanques)
(One of them tells that they're professionnal – "It depends on what you call professionnal !" – "When they get payed !…" - "and they do !")
Tout le monde dort avec la moustiquaire… sauf moi comme d'habitude. Quel bonheur !
Une seule grande dormitory Bure (deux douzaines de lits superposés), et qq doubles minuscules !

16 / 4 mo

Breakfast et tchatche avec le couple d'américains et un couple d'allemands, je fais goûter à l'américain la VEGEMITE… Il veut connaître, le fou ! - Evidemment il recrache tout - Comme quoi, c'est bel et bien IMMONDE !!
Snorkelling au large, pas terrible.
Tchatche avec le couple d'américains après le lunch… de pauvres sandwiches au tuna… and cold beans with tomato sauce ! "Oh great !"
On nous annonce la fin des sandwiches au thon. Et comme l'américain a encore faim, il se force
à avaler des sandwiches aux beans (froids! HUM !!!). Et voilà qu'arrive un tas de tuna-sandwiches juste après… Il est dégoûté !
Beach volley-ball, jusqu'au coucher du soleil; car en quelques minutes, les moustiques nous dévorent !! Nous courons tous à la Bure pour nous recouvrir de répulsif.
Chacun a le sien. Et rapidement les sprays et lotions rendent l'air irrespirable ! - Et tout le monde dehors !

Je skip l'entraînement de la danse du soir sur la plage, sur une chaise dans l'eau, une bière à la main… Repos paisible et délicieux… "Quel pied quand même !"

17 / 4

QQ photos avant de partir.
Aurais-je omis de décrire le robinet où il faut pomper et la douche-bassine avec poulie ?

Et bien voilà: l'île est approvisionnée avec de gros bidons d'eau. Tout le monde participe à la chaîne depuis le bateau jusqu'à la réception.
Donc les sanitaires: le lavabo: un robinet monté d'une tirette qui coulisse up and down.
Tu places le bidon sous le lavabo, plonge le tuyau du robinet dans le contenaire.
Voilà. Maintenant tu pompes pour faire couler l'eau qui arrive par giclées ! Quelle galère pour se rincer les paluches !
La douche: tu commences par apporter un bidon, c'est la base, normal. Tu décroches du clou le nœud de la corde pour descendre la bassine qui est suspendue au dessus de ta tête par une poulie.
Tu remplis la bassine, tire sur la corde pour élever la bassine équipée d'un petit robinet dans le fond.
Ne pas oublier de garder le bidon ! Le rinçage nécessitera une deuxième tournée !
Aller ! tu te mets à poil, ouvre le robinet et tu te laves sous le filet d'eau froide. Dépêche toi, les moustiques rodent déjà !!

Nous sommes 5/6 touristes à quitter l’ile à bord du bateau métallique.
Nous empruntons la rivière pour remonter dans les terres et amarrer au ponton devant lequel une cabane et un parterre de gazon servent de point de rencontre avec le véhicule.
On nous offre un verre d’orange en attendant le van. Fidjian time…
Le retour est similaire à l'aller.

Arrivé à Nandi, je demande à me faire emmener jusqu'à l'Horizon Hostel où crèche le couple d'américains qui ont quitté l'île Robinson Crusoé la veille.
Nous mangeons le lunch dehors ensemble en discutant assez longtemps.
Il me montre ses tongues abîmées qu'il a acheté plus de 100US$ !!

J'emprunte le bus pour la ville après un au-revoir chaleureux avec l'américain. Il m'explique que c'est un peu tendu entre lui et sa copine, mais le prend avec le sourire. Un type adorable !
Je suis triste de devoir le quitter. J'aurai bien aimé faire plus de chemin ensemble.

La pluie s'abat sur la ville, des trombes d'eaux. J'en profite pour écrire qq e-mails.
Je décide de passer la nuit au Club Fiji Resort que je gagne en taxi, il paraît que c'est tellement bien ! (selon la naze de française)
En fait, il est hyper reculé, loin de tout. Pas terrible à part le hall. "Y'a qu'des vieux !"
Mon bungalow-dortoir est le plus éloigné, le chemin est gorgé d'eau.
Dans le dortoir, je tombe nez à nez avec le canadien du 1er jour.
J'étudie le Lonely Planet Tahiti en écoutant le CD que j'ai acheté à Krabi avec le Cd player de mon voisin de chambre.
Je me rends alors compte que mon lit est trop court !
Je change pour un lit de taille normal inoccupé.

Wednesday 18th of april 2001 Le jour le plus long

Je retourne à Nandi city en taxi. Je me balade à la recherche d'un livre d'Harry Potter, en vain.
L'anglaise à Waya m'avait suggérer de le lire.
Je parcours les petites rues excentrées, j'en profite pour me faire couper les cheveux.

Je compte sur un bus pour me conduire à l'aéroport. Quelle utopie !
En effet, j'attends longtemps devant un cinéma. Plusieurs taxi drivers tentent de me convaincre que le bus est trop aléatoire quand un avion nous attend. Le pire c'est qu'ils ont raison !
J'abandonne après plus d'une ½ heure et monte dans un taxi.
Avion à 16h. Je discute avec un brésilien dans l'avion.
Nous volons jusqu'aux îles Cook. Attente. Arrivée à Papeete à 2h du matin.

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